Petit clin d'oeil - les jardins partagés ont leur timbre

Rédigé par Fou de choux Aucun commentaire
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Une fois n'est pas coutume, les jardins sont mis a l'honneur à travers un format insolite par l'édition d'un timbre postal.

Sur son site internet La Poste revient sur la génèse de ce grand mouvement initié au début du XIXeme siècle :

"Le 25 septembre 2023, La Poste émet un timbre sur les jardins partagés, dans le prolongement des jardins ouvriers apparus au XIXe siècle, partout sur le territoire, ces espaces verts, animés et cultivés en commun par les habitants, valorisent la biodiversité et renforcent les liens entre les générations.

Ils portent un nom simple mais leur réalité est multiforme, changeante en fonction des contextes et des associations : les jardins partagés sont définis par le ministère de la Transition écologique comme des espaces créés ou animés collectivement, ayant pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives et étant accessibles au public. Ils se développent à vive allure dans quasiment toutes les régions de France depuis une vingtaine d’années.

Le concept est né en 1997 lorsqu’un réseau associatif informel se met en place sous le nom du « Jardin dans tous ses états ». Sa charte, intitulée « La terre en partage », fédère les milliers de groupements et structures de gouvernance qui, toutes, répondent à un désir de réappropriation des espaces collectifs ainsi qu’à une forme de résistance à l’homogénéisation du paysage et à l’artificialisation des sols.

Le mouvement s’inscrit dans une longue tradition, notamment celle des jardins ouvriers que développe l’abbé Lemire à partir de 1896, mais dont divers exemples existent dans d’autres pays. D’inspiration sociale et hygiéniste, ces jardins ouvriers deviendront jardins familiaux après la Deuxième Guerre mondiale, mais leur essor s’essoufflera dans le courant des années 1970. Le dynamisme retrouvé dans cette nouvelle incarnation procède d’un faisceau de besoins et d’ambitions – celles de citoyens, d’associations, de collectivités, d’aménageurs du territoire, de médiateurs sociaux, d’éducateurs ou de techniciens du paysage – qui trouvent, dans ces parcelles ouvertes, une manière de réinventer les formes de sociabilité et de solidarité autour de la production nourricière. En liant préoccupations environnementales et enjeux sociaux, en favorisant la mixité des publics, ils proposent des activités qui sont autant de réponses aux défis de l’époque, aux crises écologiques, sociales, urbaines, démocratiques et aux mutations profondes de nos sociétés."

Source: Site internet de La Poste

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